Rencontre citoyenne à Gévezé - 2012

A LA UNE

Tribune : "Nous avons défendu un progrès réaliste"

 

Avec des collègues députés, j'ai cosigné cette tribune publiée dans Marianne le 21 mai 2016. Elle remet en perspective notre action au sein de la majorité parlementaire depuis 2012, pour donner du sens au passé et des perspectives pour demain. 

 

"Députés, nous avons œuvré depuis quatre ans à concilier une meilleure efficacité de l'action publique et une plus grande égalité des opportunités. Nous avons travaillé "nos" textes de loi avec la volonté d'un progrès réaliste. Fin 2015 notre pays comptait 3,45 millions de demandeurs d'emploi. Si certains pays ont commencé à inverser la courbe du chômage ou ont un taux de chômage plus faible, c'est qu'ils ont connu un effet de rattrapage et allaient plus mal. Si d'autres pays ont créé de l'emploi, ils l'ont fait souvent en misant sur des emplois de moindre qualité à temps partiel ou sans salaire minimum.

 

Notre pays connaît la contrepartie de son dynamisme démographique : chez nous, si 800 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, il y a 650 000 départs en retraite chaque année. En Allemagne, si 800 000 jeunes arrivent sur le marché du travail, il y a 900 000 départs en retraite chaque année. La comparaison relativise aussi ce qui serait notre exception. Depuis 2012, plus d'une dizaine de types de contrats et dispositifs d'insertion ont été mis en œuvre en direction des publics fragiles. En 2015, 100 000 emplois nets auront été créés. Les résultats ne sont pas à la hauteur de ce que nous pouvions espérer, mais nous n'avons pas à rougir des efforts faits. Ce qui manque, ce sont de nouvelles politiques publiques européennes en faveur de l'investissement durable, celui qui crée de l'emploi dans une industrie à verdir, dans la transition énergétique, et l'innovation.

 

Globalisation contre solidarité

 

Il nous faut retrouver des marges que la droite a ruinées avec 600 milliards d'euros de dettes en plus entre 2007 et 2012. Mais refaire son retard demande du temps. L'amélioration des finances publiques et sociales est en cours. En 2016, le déficit public atteindra 3,3 % du PIB alors qu'il était encore de près de 5 % en 2012. Nous avons adopté de nombreux textes (mariage pour tous, refondation de l'école, retraites, transition énergétique...). Ils ne seront de "bonnes" lois que si les acteurs s'en saisissent avec l'esprit de justice et le souci de l'efficacité. Nous avons fait œuvre de réforme, le mot "changement" s'avérant parfois peu adapté pour illustrer un mouvement de fond, réel mais pas suffisamment rapide pour ceux qui connaissent des difficultés. Le plus souvent nous avons amélioré les textes initiaux ; nous aurions aimé aller au-delà.

 

Le libéralisme économique a changé et a choisi un cadre mondial alors que les politiques sociales sont restées de l'ordre des questions intérieures à chaque Etat, ce qui a probablement conforté l'idée que la globalisation des marchés avait gagné et que la solidarité avait perdue. L'Europe est le cadre nouveau de l'action pertinente pour tous les sujets transnationaux. Nous sommes au milieu du gué : d'une part, une réorientation de la politique publique dans bon nombre de domaines suppose un accord majoritaire avec d'autres Etats ; d'autre part, il y a une crise politique née de la difficulté des dirigeants au plan européen à trouver un langage commun. Les tendances xénophobes et isolationnistes rendent difficile le projet européen.

 

Une partie de nos concitoyens sont tentés par le retour de la droite qui, après avoir largement dégradé la situation de l'Etat, propose des "remèdes de cheval". Une autre partie de nos concitoyens sont tentés par le verbe populiste, malgré son incohérence démocratique et économique. Nous sommes nombreux à avoir été des députés refusant le mépris, exerçant pleinement notre libre arbitre pour améliorer les textes, loyaux avec l'exécutif, travaillant dans la durée sans annoncer la "fin" de l'Etat-providence ou de la gauche, ce qui, dans un moment d'incertitudes accrues, peut toujours apparaître comme possible. Nous devons être forts de nos doutes et d'un bilan qui n'est qu'une étape. Nous formulons l'idée que notre République a besoin de plus de délibération collective et de participation des citoyens. Nous devons préparer une nouvelle étape utilisant les marges regagnées. A nous de nous battre pour faire avancer de nouveaux projets pour la gauche et la France".

 

Signataires : Marietta Karamanli, François André, Brigitte Bourguignon, Jean-Jacques Bridey, Jean-Claude Buisine, Marie-Anne Chapdelaine, Jean-Michel Clément, Valérie Corre, Jean-Paul Dupré, Michèle Fournier-Armand, Elisabeth Guigou, Hervé Pellois, Michel Issindou, Henri Jibrayel, Conchita Lacuey, Dominique Lefebvre, Philippe Martin, Philippe Plisson, Christophe Premat, Christophe Sirugue.

 

Journal de François André, votre député

 

Editorial

 

Madame, Monsieur,

 

Vous rendre compte de l’exercice de mon mandat de Député, tel est le but de ce journal qui, je l’espère, retiendra toute votre attention.

 

C’est le moyen que je pense utile pour expliquer l’action conduite depuis 2012 par la majorité et surtout, loin du tumulte médiatique et de l’écume quotidienne des choses, de rappeler le sens dans lequel s’inscrit cette action.

 

« Redresser le pays dans la justice », tel est le mandat reçu des Français en 2012 et que je m’applique, aux côtés du Président de la République et du Gouvernement, à mettre en œuvre. Cette publication est l’occasion de l’illustrer avec plusieurs exemples.

 

Mais, gouverner le pays, c’est aussi, loin de la nostalgie ou du rêve de lendemains qui chantent, faire face aux crises qui surgissent. Il nous faut donc comprendre le monde tel qu’il nous entoure, dans ses fracas comme dans les opportunités qu’il ouvre.

 

Mon engagement militant comme l’exercice de mes fonctions d’élu, puisent leur source dans la pensée de Pierre Mendès-France, cet homme d’État français, progressiste, pour qui l’action publique est indissociable de l’exigence de vérité et de pédagogie. Puisse ce journal, très modestement, y contribuer. Je vous en souhaite une excellente lecture.

 

Pour lire et télécharger le Journal de François André, cliquer ci-dessous. 

 

 

 

Pour soutenir l'élevage, la voix de la France porte à Bruxelles

 

La dérégulation, en grande partie responsable de la crise de l’élevage, a abouti à une surproduction, puis à une chute des prix. Force est de le constater, la seule loi du marché a entraîné une dérive qu'il était nécessaire de corriger.

 

Je salue l’engagement constant et déterminé du Ministre Stéphane LE FOLL qui, sur la base de propositions françaises, a convaincu ses partenaires européens de l’utilité et de l'urgence d’outils de régulation temporaire de la production agricole.

 

Lors du Conseil agriculture, le Commissaire européen s’est engagé à mettre en œuvre des mesures concrètes pour les filières laitière et porcine : doublement du volume de stockage pour la poudre de lait et le beurre ; dérogation au droit de la concurrence permettant aux opérateurs de limiter temporairement la production laitière ; mise en place de mesures de stockage privé pour le porc.

 

La France a aussi obtenu l'autorisation d’expérimenter l’étiquetage de l’origine de la viande et du lait dans les produits transformés. Renforcer la traçabilité est de nature à éclairer les consommateurs.

 

L'ensemble de ces mesures vont dans le bon sens, l'Union européenne faisant partie de la solution.

 

 

Crise de l’élevage : les députés socialistes bretons font des propositions

 

Face aux crises agricoles engendrées principalement par la dérégulation (suppression des quotas laitiers ou loi LME par exemple) et les distorsions de concurrence à l’échelle européenne, la droite propose d’augmenter la TVA ou la CSG pour financer des baisses de cotisations sociales aux agriculteurs.

 

Nous sommes opposés à cette mesure qui frapperait le pouvoir d’achat de tous les Français et serait une étape supplémentaire dans la course au moins disant social et environnemental, qui a déjà fait tant de dégâts.

 

Les agriculteurs demandent avant tout, et à juste titre, des prix rémunérateurs qui doivent être obtenus par une meilleure organisation des filières et par la valorisation de leurs productions.

 

La réponse doit être engagée rapidement à trois niveaux :

 

- A l’échelle européenne : Stéphane Le Foll propose un décret qui étend l’étiquetage de l’origine aux produits transformés. Il est indispensable que la Commission européenne  soutienne cette démarche lors du prochain Conseil des Ministres et qu’elle prenne une initiative législative à ce sujet. Nous l’avons saisi en ce sens tout comme nous demandons la levée de l’embargo russe sur les produits alimentaires européens. Nous soutenons également la demande du ministre visant à obtenir de l’Europe des mesures de régulation des volumes de production.

 

- A l’échelle nationale : Avec le soutien du ministre de l’Agriculture, des mesures fiscales ont été prises pour mieux prendre en compte la volatilité des revenus agricoles et faciliter l’investissement. Il convient désormais, sans qu’une nouvelle loi soit nécessaire, d’accélérer la simplification des formalités administratives inutiles ou superflues. Les aides d’urgences doivent être actionnées au plus vite et bénéficier immédiatement aux éleveurs.

 

- A l’échelle régionale : Nous soutenons pleinement la démarche engagée par les acteurs bretons, avec le Conseil Régional et les services de l’Etat, en faveur d’un véritable plan stratégique pour la filière porcine bretonne défini et accepté par tous les acteurs de cette filière, de la production jusqu’à la distribution.

 

Plus que jamais aujourd’hui, chacun doit prendre ses responsabilités. Nous serons des relais actifs des initiatives permettant un maintien de la production et, pour les éleveurs, un revenu décent. 

 

François ANDRÉ, Patricia ADAM, Nathalie APPÉRÉ, Jean-Luc BLEUNVEN, Gwenegan BUI, Marie-Anne CHAPDELAINE, Corinne ERHEL, Richard FERRAND, Chantal GUITTET, Gilbert LE BRIS, Viviane LE DISSEZ, Annie LE HOUÉROU, Annick LE LOCH, Jean-Pierre LE ROCH, Michel LESAGE, Jean-René MARSAC, Hervé PELLOIS, Marcel ROGEMONT et Gwendal ROUILLARD. 

 

COP21 : un accord historique, source d'espoir pour la planète et l'humanité

 

Au rendez-vous de l’Histoire, la COP21 a abouti à l’adoption d’un accord ambitieux, universel et contraignant pour lutter efficacement contre les dérèglements climatiques.

 

Avec détermination, 195 Etats se sont engagés à limiter le réchauffement de la planète bien en-deçà de 2°C, en s’efforçant de le limiter à 1,5°C.

 

Avec responsabilité, chaque pays a pris des engagements pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, en fonction de ses capacités et spécificités.

 

En solidarité avec les pays en développement, particulièrement confrontés aux dérèglements climatiques, les pays développés vont mobiliser en leur faveur 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.

 

La COP21 est un succès diplomatique pour la France. L’action de son président Laurent FABIUS et des négociateurs de talent fut déterminante pour rassembler toutes les parties au service de l’essentiel, l’avenir de la planète et de l’humanité.

 

Une étape décisive a été franchie. Une nouvelle ère s’ouvre désormais, tout autant cruciale : la transition vers une économie durable et sobre en carbone.

 

 

 Redresser le pays dans la justice

 

Tel est le cap du gouvernement et de la majorité depuis 2012. Deux axes guident notre action : le redressement de notre économie et la protection de notre modèle social.

 

Le redressement, c'est celui des comptes publics. Le déficit s'élevait à 4,8% du PIB en 2012, il sera de 3,8% cette année. Cette trajectoire conforte l'objectif d'un déficit public inférieur à 3% du PIB en 2017, tout en respectant les engagements en matière de baisses d'impôts. 

 

Le redressement, c'est aussi celui de notre économie dans un contexte difficile. Le choix a été fait de relancer la production en donnant la priorité à la compétitivité. Le pacte de responsabilité et le CICE représentent un effort considérable. De nombreuses mesures témoignent de notre volontarisme pour faciliter la reprise économique, clé pour gagner la bataille de l'emploi. 

 

Le redressement, c'est enfin préparer l'avenir en investissant dans l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche. Depuis 2012, le premier budget de la nation, c'est l'Education. Auparavant, c'était le remboursement des intérêts de la dette. Alors que la jeunesse est l'une des priorités du quinquennat, la refondation de l'école est bien engagée en y consacrant les moyens nécessaires. Ainsi, 32 500 postes d'enseignants ont été créés, avec un objectif de 60 000 d'ici à 2017.

 

Ce redressement se fait dans la justice. La gauche est au rendez-vous du progrès social

 

Pour le monde du travail, des droits nouveaux corrigent des injustices. La possibilité de partir à la retraite à 60 ans pour les travailleurs aux carrières longues fut rétablie : 250 000 Français ont d'ores et déjà bénéficié de cette mesure. La création du compte personnel d'activité,  véritable sécurité sociale professionnelle, est un autre engagement tenu.

 

Pour l'accès aux soins, nous luttons contre les inégalités. Grâce au relèvement des plafonds de ressources de nombreuses allocations, les plus fragiles tels que les travailleurs précaires ou les retraités modestes bénéficient de la CMU. De plus, la complémentaire santé sera étendue à tous les salariés au 1er janvier prochain. La généralisation du tiers payant pour tous les patients est une autre avancée sociale : elle permettra de lutter contre le renoncement aux soins.

 

Pour plus de justice fiscale, la progressivité de l'impôt a été rétablie. La baisse de l'impôt sur le revenu des ménages modestes a été engagée en 2014. La première tranche d'impôt sur le revenu fut supprimée cette année, permettant une baisse de cet impôt pour 9 millions de ménages. En parallèle, une nouvelle tranche à 45% a été créée pour les revenus supérieurs à 150 000€. De plus, la fiscalité sur les revenus financiers a été alourdie, et les niches fiscales plafonnées. 

 

Oui, la France change, avec une ambition : réussir

Agenda

25 mai 2016

Séance de Questions d'actualité au Gouvernement à l'Assemblée nationale

24 mai 2016

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22 mai 2016

Course cycliste à Quédillac

21 mai 2016

Visite de l'Assemblée nationale avec des habitants de Saint-Brieuc-des-Iffs

14 mai 2016

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Le vendredi 13 mai 2016

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Félicitations aux bénévoles et aux talents anonymes qui offrent aux spectateurs ce rendez-vous culturel à la programmation riche et variée. | Plus d'infos

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Mise à jour le 24/05/2016