Position sur la sortie du glyphosate

Position sur la sortie du glyphosate

1 juin 2018

L'objectif est clair : ne plus utiliser de glyphosate en France dans 3 ans en faisant le pari de la confiance avec le monde agricole. Sinon, l'interdiction devra être inscrite dans la loi.

Position sur la sortie du glyphosate

De nombreux citoyens m'ont interpelé sur mon positionnement relatif à l’interdiction du glyphosate dans le cadre du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 30 mai dernier.

 

Il est nécessaire de préciser que le vote ne portait pas sur l’interdiction ou la non-interdiction du glyphosate dans trois ans, mais uniquement sur son inscription dans la loi.

 

Le vote de l'amendement n°1570 de mon collègue Mathieu Orphelin a eu lieu le lundi 28 mai dans la soirée. Pour des raisons d’agenda, je ne pouvais pas être présent. Les délégations de vote étant proscrites pour ce type de scrutin, il m’était impossible d’y participer par procuration. Cela ne saurait occulter le fait que j’ai siégé dans l’hémicycle le samedi et le dimanche précédents pour l’examen du projet de loi EGalim, comme mon engagement en faveur de l’agriculture dont la transition agro-écologique est l’horizon.

 

Ma position sur le glyphosate est sans ambiguïté : je souhaite que l’on aboutisse à une interdiction de son utilisation dans le cadre fixé par le Président de la République Emmanuel Macron qui a « demandé au Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées et au plus tard dans trois ans ».

 

Dans ce domaine, la France est en pointe à l'échelle de l'Union européenne. Alors que la Commission européenne avait proposé le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 10 ans en novembre 2017, il a été réduit à 5 ans, grâce à la détermination de la France et d’autres Etats membres.

 

Cela ne remet pas en cause l'objectif ambitieux du Président de la République : la mise en œuvre de l’ensemble des moyens pour sortir du glyphosate dès 2021, sauf à de rares exceptions. 

 

Je reste convaincu que c’est en travaillant main dans la main avec le monde agricole, en responsabilisant les filières et en développant des alternatives avec les organismes de recherche que nous parviendrons à atteindre cet objectif. Ce travail doit faire l'objet d'un suivi régulier.

 

Si les acteurs ne se saisissent pas du sujet dans le temps imparti, nous prendrons collectivement nos responsabilités en inscrivant cette interdiction dans la loi. Le Gouvernement et notre groupe majoritaire s'y sont engagés. 

 

L’objectif de sortie du glyphosate d’ici trois ans et, plus globalement, de réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques constituent des priorités au regard des enjeux de santé publique, de respect de l’environnement et de l’avenir de l’agriculture qui constitue un atout pour notre pays.