Les actualités de Tinténiac en Ille et Vilaine avec le député François André

Secteur de Tinténiac en Ille-et-Vilaine

Retrouvez toutes les actualités du secteur de Tinténiac en Ille-et-Vilaine qui comprend les communes de La Baussaine, La Chapelle-aux-Filtzméens, Longaulnay, Plesder, Pleugueneuc, Saint-Domineuc, Saint-Thual, Tinténiac, Trévérien et Trimer.

Je vous propose de retrouver le discours que j’ai prononcé à l’occasion des cérémonies, organisées à Breteil et à Saint-Domineuc, commémorant la capitulation de l’Allemagne Nazie.

 

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les représentants du monde combattant,

Mesdames, Messieurs,

Nous voici rassemblés aujourd’hui pour commémorer un événement majeur de l’Histoire de notre pays, de l’Europe et du Monde.

La Seconde Guerre Mondiale sera toujours plus qu’un épisode tragique, plus qu’un pan de notre Histoire. Elle ne peut pas être regardée comme un simple morceau du XXe siècle.

Si nous nous réunissons encore, année après année, ici mais aussi à Rennes, à Paris, à Berlin, à Varsovie et partout dans le monde, c’est parce que cette guerre est révélatrice de ce que la folie contagieuse des Hommes, attisée par quelques extrémistes, peut produire de plus inhumain.

Nous nous réunissons parce que notre mémoire collective porte en elle le deuil de 60 Millions de victimes, dont –fait unique dans l’Histoire de l’Humanité – 40 Millions de civils.

Nous nous réunissons aussi pour célébrer la victoire de la France, aux côtés de ses alliées, et nous souvenir du sacrifice des combattants de la Liberté qui pour beaucoup offrirent leur jeunesse pour qu’enfin, le 8 mai 1945, le jour puisse succéder à 6 années de nuit.

Nous nous réunissons enfin, parce que le nécessaire devoir de mémoire doit être l’occasion de réfléchir sur notre présent, sur notre sens de l’engagement citoyen, sur notre attachement à la Nation.

Et nous devons garder à l’esprit, ce qu’il en a couté à nos ainés pour que nous puissions jouir de la Liberté.

Cette liberté qui n’est pas un acquis naturel mais bien un héritage que nous devons protéger et que, plus encore, nous avons le devoir de transmettre aux plus jeunes.

Eux sont nés dans une Europe qui connait la paix depuis près de 70 ans.

Et l’exemple, il y a 20 ans, du conflit Yougoslave et le bruit des bottes, aujourd’hui, en Ukraine sont là pour nous rappeler tristement que cette paix non plus n’est définitivement acquise.

Cette ère de paix nous la devons précisément à la volonté politique des pères fondateurs de l’Europe qui surent entrainer avec eux leurs peuples.

Ils avaient connu la guerre. Ils avaient connu le deuil. Ils avaient connu les privations. L’Europe était à genoux socialement, économiquement mais aussi moralement. Et pourtant, elle sut trouver en elle les ressources nécessaires pour – pas seulement se relever – mais s’élever et trouver le chemin du progrès.

Vous le savez, d’ici à quelques semaines, les français tout comme leurs voisins européens se rendront aux urnes pour élire leurs représentants.

A cette occasion, et ce sera là, en ce jour de concorde et de recueillement national, la seule invitation que je me permettrai concernant ces élections :

Souvenez-vous des noms inscris sur le monument aux morts de votre commune et rendez leur l’hommage qui leur est dû en choisissant de poursuivre le chemin de la construction européenne, parce que c’est tout simplement celui de l’espérance et de la paix ! Et que la paix est la première des conditions de la prospérité !

Ce faisant, vous miserez sur l’avenir et tout en rencontrant la pensée et les mots de ce grand résistant que fût Pierre BROSSOLETTE qui déclarait le 18 juin 1943 « Ce que nos morts nous demandent ce n’est pas de les plaindre, mais de les continuer. Ce qu’ils attendent de nous, ce n’est pas un regret, mais un serment. Ce n’est pas un sanglot, mais un élan ».

C’est précisément à cela que cette journée commémorative doit nous inciter : Nous devons donner un nouvel élan à cette belle idée qu’est l’Europe.

Et nous devons le faire, en gardant à l’esprit la chose suivante : si au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, « quelques rebelles déraisonnables », s’affranchissant des manœuvres politiciennes et de l’esprit de clan, réussirent à imposer à tous, à travers le programme commun de la Résistance, que la justice sociale était la garantie même d’un monde de paix ; il ne me semble pas pour le coup déraisonnable de croire aujourd’hui que nous puissions imposer cette idée à l’échelle européenne.

Notre pays, par son passé, par ses valeurs et par la place singulière qu’il occupe dans le monde a une nouvelle fois rendez-vous avec l’Histoire. Il doit y répondre sans retard en gardant en mémoire ces quelques mots du Général de Gaulle qui disait « la France ne peut être la France, sans la grandeur ».

Alors soyons grands !

Vive La République,

Vive la France,

Vive l’Europe et vive la Paix